Les chemins de Saint-Jisse | |
Identité
11:08, 30/04/2008
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« Face à tant d’appétit vorace que vouliez-vous que j’y fasse », bon c’est pas du Balzac, mais ça vaut bien une citation quand bien même d’aucune ne l’admire plus comme avant sous le fallacieux prétexte d’avoir mis à exécution son « divorce quarantaine pour la même en plus jeune », c’est d’ailleurs pour cela que je ne vais pas me marier avant mes quarante ans, je passerai ainsi directement à l’étape deux et avec un peu de chance, je toucherais 20 000 francs, et aussi peut-être pasque je ne serai pas prêt avant, ‘fin ça, c’est l’avis d’aucune, pas la même.Ainsi donc, oui le stade (le vrai, pas de confusion possible, surtout quand on parle de coupe d’Europe, sic) est en finale, j’ai stressé comme un fou devant lequipe.fr et j’envisage de voir dans un mois le match dans un bar irlandais (oui, yen a vraiment partout, c’est comme les restos chinois – et ici, c’est des sushi bars qu’il y a à tous les coins de rue, et d’ailleurs le cri du canard au japon n’est pas « coin coin » mais « coa coa », je ne sais s’ils pourraient se comprendre entre canards français et japonais, faudrait faire l’expérience, les mettre face à face et juger de leur communication à l’aide de critères préétablis à l’avance par…, bon là, j’arrête). Monaco a perdu contre Marseille, ça veut dire qu’on fera pas le triplé ? Ah souvenirs de 92… Et Valenciennes-Nancy ok, mais Lorient-Dijon ? Bon, donc je vous rassure, j’ai accès à toutes ces nouvelles qui font le bonheur des petits comme des grands. Et Germain, oui, la pétanque me manque, mais comme je suis sûr que tu n’as pas oublié que je mène 3-1 sur cette année, tu seras certainement tenté de refaire ton retard… sur un autre terrain peut-être pasque sur celui de la mairie, tu n’as aucune chance, c’est défaite assurée pour toi, comme à Trouville ou à Beurizot. Quant à l’Auvergne, je tiens à préciser mes écrits au cas-où, le fait que les étudiants étrangers ne viennent de là, pas plus que de Seine-st-denis, n’est pas vraiment un compliment à leur égard. Il s’agit uniquement de préciser l’environnement plutôt bourgeois qui est le leur, environnement contre lequel je n’ai rien, mais qui, il faut bien l’avouer induit des risques sur certains comportements, et le bouchage de l’évier par des kilos de pâtes jetées n’en est qu’une simple illustration. De plus, avec l’ego qui est le mien, je me vois mal critiquer mes racines, pasque rappelons pour le lecteur non assidu que votre dévoué vient d’Auvergne et du neuf trois donc, mais aussi du Berry, du Poitou, de Paris et de Normandie. Et du Danube, et de Pétersbourg dans une moindre mesure bien sûr. Transition toute trouvée pour associer besoin d’identité et tendance à la globalisation péremptoire. On aime dire « les Allemands sont comme ça », « moi, j’aime pas ceci », ou « ça se passe toujours comme ça ». Et oui, le monde est tellement compliqué qu’on a forcément besoin de simplifier, pour comprendre, pour ne pas être perdu, pour avoir des repères. Ses simplifications sont le fruit d’un besoin d’expression, c’est le besoin d’exister qui nous anime quand on débite ces globalisations abusives. Abusives pasque « les Allemands ne sont pas toujours comme ça », pasque « parfois je peux aimer ça », et pasque « ça ne se passe pas toujours comme ça ». Et c’est le même besoin d’exister qui fait dire à un gamin de trois ans « caca boudin » à longueur de journée. Alors quand je lis qu’un numéro de département serait la marque d’un terroir, ça me fait rire. Bon, déjà, je vais vous épargner les considérations du genre « c’est un débat qui ne doit intéresser que les hommes pour qui la voiture est la marque de leur identité ». Ensuite, terroir pour qui, pour quoi ? La voiture, les passagers ou lieu d’habitation ? Vous croyez que les habitants du Maine-et-loire ou du Doubs conduisent bien et ceux de l’Aveyron ou du Nord non. Vous pensez que les uns sont sportifs et les autres superstitieux ? Je serai le premier à regretter le jeu des plaques d’immatriculation, mais je vous rassure, on existe par notre diversité, pas par des qualificatifs réducteurs. Enfin, concernant les défis, j’hésite encore sur l’attitude à tenir. « Hè, les gars, on n’a plus 10 ans », « Trop facile comme défi, s’il suffit de se baigner nu dans le golfe de Finlande, je rentre dans l’eau en maillot que je retire ensuite », ou « Bon, faut établir un cahier des charges… ». Non, c’est trop chiant, et d’abord, les défis, c’est moi qui me les lance, et le mien cette année, c’est « pas de défi ». Et puis, il faudrait que j’emprunte un appareil photo pour les preuves, non, c’est trop de calcul, pas assez spontané. Je m’en tiens à la maîtrise du Russe avant Samson, pour l’instant, je crois que c’est bon, et pour que ce soit fair, je lui propose un petit voyage en Russie pendant un temps équivalent à celui que je passe dans un pays non-russophone. Le problème, c’est que forcément il parlera russe avant moi. Quoiqu’à deux ans déjà, on commence à être moins rapide pour apprendre. Je peux toujours rêver. Dernières allusions aux news : Comme il est toujours hier pour vous, bon anni cousine. Et s’il faut détester sa mère pour être écrivain, je suis mal barré. Allez, il est tard et Liverpool est mené. Saint-moi Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 19 sur 79 } { Page suivante } |
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